vie d'une base

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MARTIN-DE-VIVIÈS

 

La base Martin-de-Viviès sur l'île d'Amsterdam est occupée par une vingtaine de scientifiques et techniciens qui y séjournent de six mois à un an. La mission est dirigée par un chef de district.

Des militaires détachés auprès du Territoire sont affectés aux services techniques. Ils assurent les transmissions radio, entretiennent une centrale électrique ainsi que les infrastructures et équipements de la base. Ils gèrent la production d'eau douce fournie par collecte des eaux de pluie.

Le médecin militaire dispose de moyens médicaux modernes. L'intendance emploie un cuisinier et un boucher et exporte de la viande bovine de production locale vers les autres bases du Territoire.

Trois personnes de Météo France exploitent la station du réseau météorologique. Le climat est relativement doux. Les températures s'échelonnent entre + 5 °C et + 25°C mais les précipitations sont importantes et le vent souffle souvent fortement en hiver. C'est dans l'île d'Amsterdam qu'on mesure et analyse l'air le moins pollué du monde. Cinq scientifiques volontaires à l'aide technique assurent en liaison avec l'Institut Polaire le suivi des observatoires de sismologie et magnétisme terrestre ainsi que des mesures de composés de l'atmosphère pour le compte de laboratoires du CNRS. Un ornithologue effectue des travaux sur les populations d'albatros d'Amsterdam et de gorfous sauteurs. Il poursuit plusieurs programmes sur les otaries et les rongeurs introduits.

De belles randonnées peuvent être réalisées sur l'île. Les sportifs disposent d'une salle de sport et peuvent faire un jogging aux alentours de la base, d'autres jouent de la musique, font de la photo ou de la vidéo. Par beau temps, la pêche à la ligne et la pose de casiers permettent d'améliorer l'ordinaire des repas en poissons et langoustes.